L'essentiel
Pic Saint loup : la difficile campagne après la grêle

Après les terres de la désolation au pied du Pic saint Loup sur le passage d’un orage exceptionnel de grêle survenu le 17 août dernier, les producteurs impactés (plus de 150 en Pic saint loup et Grés de Montpellier) cherchent une solution pour sauver leur campagne. L’orage, violent et  totalement inattendu, qui s’est déplacé des Cévennes jusqu’à la mer, a détruit 2 250 hectares de vigne promis à la récolte dans les trois semaines suivantes. Il a transformé les  parcelles en champs de tiges dépourvues de feuilles pour assurer la photosynthèse, bloquant ainsi le processus de maturité des raisons rescapés à quelques semaines de la cueillette dans un terroir de grande qualité et de valorisation grandissante. « Nous allons obtenir l’autorisation d’acheter des raisins hors de l’exploitation. Mais encore faut-il en trouver de la ressource puisque beaucoup de producteurs ont eux-mêmes été touchés. On va essayer de vinifier ce qui peut l’être en essayant d’obtenir un onze degré » explique Bernard Nadal, de Château Boisset  dont les vignes exploitées à Valflaunès (Hérault) avec sa fille Christelle ont été détruites à 85%. « Sur le terroir  même de l’appellation, on peut estimer qu’un peu plus de 1 000 hectares ont été gravement touchés, parfois totalement anéantis. Six cents hectares en appellation et environ 500 hectares en IGP. Assurément c’est un coup dur » explique Régis Valentin, le président du syndicat lui aussi  impacté au domaine de Lancyre… Christian Goutorbe (VSB 1568 du 26 août 2016)