L'essentiel
Reprise des spiritueux en 2015 dans un contexte de fiscalité toujours “écrasante”

Selon les derniers chiffres de la Fédération Française des Spiritueux (FFS) les ventes d’alcool ont légèrement baissé en France en 2015, - 0,3% à 306,8 Ml., notamment en GD (-0,5% à 278 Ml.). La consommation en CHR est en revanche en hausse de 2,3% à 32,5 Ml. Toujours en tête des ventes le whisky (39,4% de PDM), les anisés (24,1%) devant la vodka et la tequila (9,6%), les rhums (9,9%), les liqueurs et crèmes de fruits (9,1%). Après une mauvaise année 2014, les exportations repartent à la hausse en 2015 à +13,2%, avec 3,7 Mds€ de CA, mais des volumes en baisse de 3,7% à 481 M l. On doit cette embellie en valeur à une envolée des ventes aux Etats-Unis (+32,1%) et à une reprise en Chine (+23,8%). Les spiritueux reprennent ainsi avec les vins leur place de n°2 des postes excédentaires de la balance commerciale. 600 Ml. ont été produits en France en 2015.
Dans ce contexte, les producteurs et distributeurs de spiritueux (200 regroupés dans la FFS) estiment qu’ils restent sous tension du fait qu’il leur incombe 71% des recettes fiscales pour 22% de volume d’alcool pur consommé en France. “La filière des spiritueux subit une fiscalité écrasante qui nuit à la compétitivité des entreprises du secteur dans un contexte de guerre des prix entre enseignes de la grande distribution” Sylvie Hénon-Bodinot, ex présidente de la FFS. La FFS regrette également que moins de 0,2% des 3 Mds€ de recettes fiscales avant TVA soit alloué à la prévention des comportements à risque. Au 1er janvier 2016, sur la base d’1 l. de spiritueux à 40% vol. vendu à 13 €, les taxes représentent 87,30% du PVC. La FFS réclame déjà depuis plusieurs années une campagne sur les équivalences entre les boissons alcoolisées et sur les seuils de consommation à moindre risque.     Frédérique Hermine (VSB 1567 du 15 juillet 2016)