L'essentiel
VinoVision : un beau début, pour une 1re édition

« Une bouteille plus qu’à moitié pleine… », c’est ce qui ressort des interviews d’exposants rencontrés lors des trois jours du salon VinoVision qui s’est tenu du 12 au 14 février, à Paris porte de Versailles. Un résultat plus que satisfaisant pour une première édition du salon des vins septentrionaux, organisé par les régions viticoles Alsace, Bourgogne, Champagne et Val de Loire, dont tout le monde a vanté le choix de la capitale comme lieu d’exposition, notamment pour attirer les acheteurs étrangers. Selon les organisateurs, 3 300 visiteurs ont arpenté les travées, dont 17 % d’étrangers. Seul bémol, nombre d’exposants sur les 400 présents ont regretté la faible représentation des Champenois et des Bourguignons. Plus de 60 % des stands étaient issus de la vallée de la Loire, une surreprésentation donc. Notons qu’une poignée de Jurassiens étaient présents. Sur le stand d’un exposant venu de Touraine, la satisfaction régnait : « Si dimanche c’était calme, lundi nous avons eu beaucoup de contacts. Au total, sur deux journées seulement, 25 contacts environ dont des Parisiens, un représentant de la grande distribution et plusieurs du secteur CHR, et des restaurateurs indépendants. En revanche pas de cavistes. Parmi les étrangers, trois Allemands, un Anglais, un Belge et un Français installé en Chine. Le fait d’être à Paris est positif car à Angers [NDLR : au Salon des vins de Loire] on ne voyait plus d’étrangers ». Sur un autre stand visité, sur une vingtaine de contacts pour la seule journée de lundi la moitié venait de l’étranger (Angleterre, Suède et Russie notamment).

Sur un grand stand bourguignon, on se félicitait également d’avoir rencontré des acheteurs importants de la GD et des représentants du secteur traditionnel : « On a eu quelques visiteurs restaurateurs, des cavistes importants comme Nicolas, mais aussi France Boissons, et quelques gros points de vente directe, Intermarché, le représentant de Leclerc Clermont Ferrand… Sur les trois journées, une peut être qualifiée de bien et une et demie de très bien ». Enfin, pour un des exposants du Jura VinoVision a été l’occasion de prises de contacts avec notamment un importateur de New-York, un de boston et un caviste de Berlin. Last but not least, les exposants et les visiteurs rencontrés ont clairement affiché leur intention de revenir, pour une seconde édition, déjà programmée en février 2018 par les organisateurs. Et parmi les sujets qui ressortaient au cours des interviews, outre une coordination réclamée entre les dates des différents salons pro (dont le nombre est d’ailleurs jugé pléthorique), notamment avec ViniSud pour simplifier la venue des acheteurs étrangers, l’idée d’un grand salon international, peut-être parisien (?), resurgit… Pierre d’Ornano (VSB 1592 du 24 février 2017)