L'essentiel
Cognac et Armagnac accusent le coup d'une année morose

Sans être une année catastrophique, 2014 restera un cru compliqué pour le Cognac et l'Armagnac. Sur Cognac, 2014 a mis fin à trois années record. Comparé à 2013, le volume des ventes s’est replié de 11,2 % à 156 millions de cols*. En revanche, le chiffre d’affaires s’est lui maintenu au dessus des 2 Mds€ (-3,6 % à 2,127 Mds€) ce qui permet au vignoble charentais de signer la quatrième meilleure année de son histoire. Un peu moins important en Armagnac, le recul des sorties reste conséquent. Dans l'attente des chiffres officiels, le directeur du Bureau national de l'Armagnac s'attend à un repli de 10 % à 5,1 millions de cols. Les causes de ces déconvenues sont communes, ou presque, aux deux vignobles. Pour le Cognac c'est la contraction du marché chinois et plus largement du marché asiatique entamée depuis 2012. Les expéditions y reculent de 17 % en volume et 21 % en valeur. Le marché européen s'est révélé compliqué pour les deux alcools. La conjoncture économique difficile traversée par la zone euro bride les sorties. Le Cognac recule de 8,2 % en volume et 21,4 % en valeur chez nos proches voisins quand l'Armagnac perd 12 % en volume sur le marché anglais et 7 % en France. Mais c'est sur le marché russe, doublement plombé par le dossier ukrainien et la chute du rouble que l'Armagnac a le plus souffert. Pourtant, tant à Cognac qu'à Eauze l'émergence de nouveaux marchés permet de limiter la casse (lire la suite page 9). Yann Kerveno (VSB 1499 du 23 janvier 2015)
*Source Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC)